Edito du 31 Août 2026

La rentrée s’annonce difficile pour les éleveurs français, avec une hausse sensible de la facture d’aliment qui met leur
trésorerie dans le rouge. La récolte catastrophique de maïs en France accentue fortement cette situation. Contrairement
à leurs homologues européens, les éleveurs français subiront directement la raréfaction du maïs et des fourrages, avec
un impact particulièrement marqué sur les élevages laitiers et bovins viande. Pour ces deux secteurs d’élevage, la
difficulté est double : le manque de fourrage renchérit les coûts alimentaires, tandis que le prix du lait reste bas et que
celui de la viande bovine poursuit sa baisse. L’effet « ciseaux » va fortement impacter les revenus, fragiliser les élevages
et potentiellement, à terme, réduire la production française de lait et de viande bovine. Il devient nécessaire et prioritaire
d’organiser une forme de soutien financier des éleveurs concernés. Les producteurs de porcs devront également
absorber une facture alimentaire plus lourde, faute de disposer cette année de ressources suffisantes en maïs humide.
Ils devront arbitrer entre un blé plus cher et le recours à l’aliment du commerce. Leur situation apparaît toutefois plus
favorable, puisque le prix du porc progresse de 22 % depuis le 1er juillet. Quant aux éleveurs de volaille, ils sont moins
exposés aux risques de marché compte tenu d’une forte demande et d’un déficit des capacités d’élevage.