Les productions animales font face à un resserrement des marges depuis l’éclatement du conflit au
Moyen-Orient. La production d’oeufs fait exception le marché étant caractérisé par un déficit
d’offre. Le prix du porc stagne à un niveau bas, tandis que le coût de l’alimentation se reprend.
L’effet « ciseau » réapparait, fragilisant une partie des exploitations qui se retrouvent déficitaires.
Le même constat peut être fait dans la production de jeunes bovins viande, où les prix de marché
s’orientent à la baisse sous la pression du flux d’importation. Les éleveurs laitiers constatent une
réduction significative de marges en relation avec la baisse du prix du lait payé par les laiteries.
L’environnement sur les marchés de matières premières change et le coût de l’aliment sera
probablement en hausse : les céréales, dont la production 2026 est attendue en baisse dans le
monde, pourraient voir leurs cours augmenter. Les huiles végétales, fortement demandées pour la
fabrication du biodiésel, resteront chères. Les tourteaux, malgré un prix du soja relativement bas
sur l’année passée, pourraient également se maintenir à un niveau élevé en raison d’une demande
soutenue. Dans ce contexte de tension sur les coûts de production, la revalorisation des prix des
produits animaux va devenir un enjeu majeur dans les prochains mois.
