La presse économique nous prépare à une plus forte inflation sur les produits alimentaires. Les
éleveurs jugent cette information bien contradictoire avec les récentes baisses du prix du lait et
de la viande bovine. Pourtant, l’inflation est bien réelle et puissante sur l’énergie, le transport, les
emballages, le matériel industriel et la maintenance. Selon les experts, ces postes de charges
justifieraient au moins 5% d’augmentation des prix à la consommation depuis qu’il y a le conflit au
Moyen-Orient. Compte tenu des niveaux de marges modestes dans l’agroalimentaire, il devient
urgent de reprendre les négociations avec ses clients. Mais rien n’est simple en la matière tant les
accords avec la GMS sont règlementés. A défaut de répondre au besoin de réactivité et de
souplesse de l’industriel, le risque est de pousser celui-ci à revoir à la baisse ses prix d’achat auprès
des producteurs.
