Edito du 16 Février 2026

L’UE poursuit sa course aux accords de libre-échange. Après le Mercosur, puis l’Inde, c’est
maintenant avec l’Australie qu’un accord se construit. L’enjeu est important car l’Europe doit se
préparer à perdre des parts de marché sur les USA. Par ailleurs, elle sait qu’elle devra, tôt ou tard,
prendre des mesures restrictives envers les importations de produits chinois, devenues
sérieusement destructrices pour les industries européennes. Elle sait aussi que de telles décisions
engendreront des contres mesures préjudiciables. Le chamboulement dans les échanges mondiaux
force à revoir les prospectives et cibler des pays ou des zones économiques. C’est sans doute le
travail que fait la Commission Européenne actuellement. Mais le fait -elle avec le même objectif
pour l’ensemble des filières économiques ? La question est légitimement posée par le secteur
agricole et plus particulièrement par les activités d’élevage. Ces dernières ont encore beaucoup à
perdre avec les USA et la Chine, or les accords Mercosur et Australie (peut-être pas l’Inde)
pourront difficilement être profitables aux exports de produits animaux européens.