(le marché russe ayant fortement monté). Stocks suffisants pour la demande qui reste à couvrir, il faudrait une demande exceptionnelle pour susciter un emballement des prix.
Les conditions sèches et chaudes restent en place sur le centre du Brésil et il n’y a pas de changement annoncé d’ici la fin du mois
Depuis mi-décembre les pluies sont plus rares sur le centre du Brésil et les températures sont plus élevées. Ce climat devrait perdurer sur les 2 prochaines semaines.
Si les achats chinois aux US restent aussi modérés, le marché pourrait exprimer un potentiel de baisse dès que seront annoncés les premiers chargements de nouvelle récolte au Brésil. Au-delà des achats chinois, il faudra continuer de surveiller la météo sur l’Amérique du Sud qui, pour l’instant, ne fait pas apparaître d’inquiétude.
La demande mondiale opère un début de glissement vers les US et l’UE. Les ventes hebdomadaires semblent l’attester depuis début décembre avec +53% aux US et +137%
pour l’UE comparé à nov-18. On a peut-être enclenché une dynamique de rattrapage du retard des exports, ce qui contribue à donner plus de consistance aux prix sur les marchés à terme.
Avec un peu plus de 3 Mt contre 4.2 Mt en octobre-18, la baisse est d’environ 30% (NB : 4.5 Mt en nov-17). Les prix Fob Mer Noire progressent encore et l’écart se creuse avec les US et l’Argentine, maintenant plus compétitifs. Le blé français a beaucoup de mal à faire face aux trois grands compétiteurs (US, Argentine, Russie) et il risque de perdre une partie du débouché algérien dès le mois de janvier. Les prix ne décrochent pas pour autant, ils suivent le mouvement de reprise impulsé par les échanges internationaux et l’UE devra patienter encore plus avant de voir ses exports rebondir (-29% à ce jour).
