Edito du 02 Novembre 2026

Enfin, un moment de répit pour les acheteurs ! La reprise des négociations entre Ukrainiens et Russes fait renaitre l’espoir d’une solution au conflit en Ukraine. Les marchés céréaliers anticipent le déblocage des ports de la Mer Noire au moment même où les récoltes débutent dans l’hémisphère sud. Celles-ci sont bien meilleures qu’attendu en Australie malgré les craintes d’un effet « El-Nino » désastreux... Les récoltes américaines sont aussi de bons niveaux, tant en maïs qu’en soja. Elles amènent enfin les fonds financiers à revendre, après avoir tenu des positions d’achat records. Malgré ces bonnes nouvelles, les matières premières agricoles restent nettement plus chères que l’an passé. Les conséquences de la sécheresse, en France et sur l’Europe de l’Ouest, engendrent une plus forte demande en aliment du bétail. L’approvisionnement de certains coproduits n’est plus possible par manque de ressources. Cette conjoncture justifie des prix d’aliments chers, et malgré les marchés baissiers du moment, il n’est pas sûr que les éleveurs constatent une baisse de prix significative sur leurs achats d’aliments. L’application prochaine du règlement EUDR va avoir pour conséquence le maintien d’un prix élevé de la protéine, dont l’éleveur sera le seul à en supporter le coût. Mais le plus grand défi sera de maintenir ou d’augmenter les prix des productions animales dans l’environnement économique actuel de baisse de la consommation.