Les marchés céréaliers et oléagineux connaissent un temps de détente. L’avancement des récoltes nord-américaines
pèse sur les cours, mais la géopolitique reste probablement le principal moteur de la tendance. Aux États-Unis, les
élections de mi-mandat approchent. Donald Trump a besoin d’afficher des résultats positifs. La reprise des pourparlers
de paix en Ukraine en est une illustration. L’annonce a fortement impacté les cours des céréales à la baisse. Pourtant,
sur le terrain, rien ne change vraiment. Les frappes se poursuivent des deux côtés. Aucun accord concret n’est acquis.
Les marchés ont donc intégré une première baisse. Ils doivent maintenant attendre les élections américaines pour évaluer
la suite des événements et la crédibilité d’un éventuel accord. Par conséquent, le risque géopolitique demeure. Autre
évènement politique, cette fois au Brésil, avec la réélection de Lula. Il s’en est suivi une forte dépréciation du réal, rendant
le soja plus abordable pour les acheteurs internationaux. À plus long terme, les relations commerciales entre le Brésil et
la Chine devraient se renforcer, potentiellement au détriment des États-Unis. La géopolitique restera ainsi un facteur
déterminant des tendances de marché.
