Edito du 07 Avril 2026

Le conflit au Moyen-Orient fait ressurgir le spectre de l’inflation alimentaire. Selon de nombreux
économistes, le conflit pourrait entrainer une nouvelle flambée des prix des matières agricoles. Le
risque est effectivement réel à moyen et long terme si le conflit se prolonge. Les envolées des prix
de l’énergie et des engrais pourraient fortement impacter les coûts de production des céréales et
favoriser les modèles extensifs. Ce risque court pour les futures récoltes de fin d’année dans
l’hémisphère sud, puis les récoltes de 2027 dans l’hémisphère nord. Les récoltes sur 2026 seront
peut impactées car la majorité des charges sont couvertes. D’ailleurs, depuis le début conflit, la
hausse de prix sur les céréales se limite à moins de 10%. Les conditions climatiques du printemps
et de l’été seront beaucoup plus déterminantes pour les prix que ne peut l’être le conflit en Iran.
En revanche, les filières alimentaires doivent, dès maintenant, amortir des hausses de prix de
transport et de factures d’énergie ; celles-ci vont effectivement se répercuter sur les prix à la
consommation.