Edito du 16 mars 2026

Le conflit au Moyen-Orient influence profondément l’ensemble des marchés de matières premières, et le pétrole est devenu l’arme redoutable des Iraniens. Le déblocage d’une partie des stocks stratégiques ne suffit déjà plus à contenir la pression haussière. S’ajoute à cela une troisième semaine de déficit d’approvisionnement du marché pétrolier mondial à hauteur de 20% des originations, sans parler du gaz GNL et des engrais. Le pétrole devient subitement la première des priorités de Trump, sans qu’il ne l’ait jamais anticipé dans ses plans de guerre. Le fait que ce soit une priorité rassure le marché. Les opérateurs attendent, dans un premier temps, une solution avec confiance, le cours du pétrole cesse alors de monter. Mais à défaut de solutions concrètes dans quelques jours, le marché repartira dans sa crise inflationniste. L’Amérique recherche des alliés pour sécuriser militairement la reprise de la navigation au départ du Golfe Persique, ce qui revient à accepter un acte d’entrée en guerre pour les alliés. On peut comprendre qu’une telle décision puisse prendre du temps et qu’elle soit l’occasion de monnayer sa participation. La Chine n’a pas intérêt à suivre Trump puisqu’elle a déjà un accord de protection de l’Iran pour ses pétroliers. La pression pourrait donc monter très fortement sur les alliés de l’OTAN.