Edito du 02 Mars 2026

L’intensité des interférences géopolitiques sur les marchés n’a jamais été aussi forte : après les
droits de douanes américains annulés, puis réinstaurés, c’est désormais la guerre en Iran et plus
largement au Moyen-Orient qui s’impose. Le pétrole est le premier marché en risque. Il faut à tout
prix éviter le blocage trop long du détroit d’Hormuz (20% du trafic mondial). Les spéculateurs sont
déjà à l’oeuvre sur le pétrole, le gaz et autres matières premières pouvant avoir une corrélation de
débouchés. Ainsi que la première phase est toujours haussière pour les marchés lors de ce genre
d’évènements. Toutefois, la réactivité de l’Opep pour augmenter ses contingents de production peut
calmer la spéculation. L’efficacité dépendra du sens d’évolution du conflit. L’histoire nous a enseigné
qu’une guerre n’a jamais favorisé ni la croissance, ni la consommation, sauf lorsqu’elle s’achève et
que vient la phase de reconstruction. Après la phase haussière, la seconde phase est souvent celle
de la baisse de la demande, accompagnée d’une dépression sur les marchés.