Edito du 12 Janvier 2026

Le MERCOSUR va enfin être acté après 25 années de négociations. La Commission Européenne s’est battue
pour cet accord de libre-échange parce qu’elle avait reçu le mandat de l’ensemble des Etats Membres de
l’UE. L’objectif est de permettre à l’industrie européenne d’exporter plus de produits industriels (voitures,
machines-outils, …) et de services. Bien sûr, il fallait prévoir des concessions, et pour la énième fois, elles
l’ont été sur le dos de l’agriculture de façon parfaitement consciente depuis le début. Alors oui, les
agriculteurs sont en droit de demander à la Commission Européenne l’étude d’impact sur leur secteur. Ils
doivent la confronter à la leur et chiffrer le préjudice en vue d’ouvrir une négociation pour compensation. La
procédure classique des politiques et des fonctionnaires sera de proposer des aides financières : c’est
efficace pour produire la dépendance ! L’intérêt des agriculteurs est de pérenniser leurs activités, non pas
par des aides, mais bien plus par la levée des contraintes qui entravent la compétitivité et leur rentabilité.